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Politiques et dispositifs publics
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  • Mise à jour 13/12/2012 17:56:39

Accueil

11/09/2015

Accueil Réfugiés

Point d'étape

En 2015, plus de 300 000 personnes ont mis leur vie en danger en traversant la Méditerranée ou en parcourant de nombreux pays, fuyant, pour la plupart, des conflits armés ou la persécution. L’Europe fait face à l’afflux de réfugiés le plus important depuis plusieurs décennies.  Sur les 120 000 réfugiés que la Commission européenne souhaite répartir dans les pays de l’Union européenne, la France accueillera 24 000 personnes en deux ans, soit en moyenne 1000 personnes par mois.

L’Unafo invite ses adhérents à se mobiliser pour apporter les réponses adaptées et à la hauteur des besoins de cette situation particulière. De nombreux acteurs associatifs, maires et citoyens se sont d’ores et déjà portés volontaires pour y répondre et contribuer à la réussite d’un accueil digne et réalisé dans les meilleures conditions possibles.

Pour faire face à l’accueil de ces nouveaux réfugiés, l’Etat a mis en place une démarche interministérielle afin d’organiser et de coordonner toutes les énergies. L’Unafo était présente à la rencontre organisée le 9 septembre sous l’égide du ministère de l’Intérieur et du ministère du Logement et visant à préparer la réunion du 12 septembre avec les maires des communes volontaires, parmi lesquelles Paris, Bordeaux, Pau, Villeurbanne, Avignon, Poitiers, Alfortville, Rennes, Strasbourg, Metz, Lille, Rouen, Cherbourg, Alençon, Nancy, Clermont-Ferrand, Aubusson, Caen, Besançon, Saint-Etienne… et à laquelle l’Unafo et les autres têtes de réseau associatives sont conviées.

A ce jour et au regard des informations fournies en réunion, plusieurs axes se dégagent :

- En termes d’organisation, un coordinateur national, le préfet Kléber Arhoul, a été nommé par Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, afin d’être notamment l’interlocuteur des élus pour organiser l’accueil des migrants par les villes volontaires. La DIHAL intervient dans le cadre du plan migrants et gère la plateforme centrale visant à recueillir l’offre d’hébergement et de logement accompagné, ainsi que les demandes de réfugiés volontaires (annexe 5 de la circulaire du 22 juillet 2015). Au niveau local, un référent sera nommé dans chaque préfecture de département, celle-ci étant le niveau compétent pour coordonner les actions au niveau local et faire remonter les informations au niveau central (dont la DIHAL).

- En termes de dispositifs, les différents appels à projet lancés en direction des demandeurs d’asile et des réfugiés demeurent valables (places CADA, plan migrants). Toutes les mobilisations doivent pour l’heure s’inscrire dans les dispositifs existants, notamment en ce qui concerne les élus locaux. Un délai supplémentaire de 2 à 3 semaines, pour répondre à l’appel à projet relatif à la création de 4000 places AT-SA dans le cadre du plan migrants, devrait pouvoir être accordé et ce, à la demande des associations. 

- En termes de moyens, les financements européens seront mobilisés et des crédits supplémentaires sont en cours de négociation auprès du ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie. Lors de la réunion du 9 septembre, les associations présentes ont souligné que les difficultés de financements et de procédures des fonds européens mettent parfois en péril le devenir des actions engagées ou la santé financière de l’organisme gestionnaire. Ils ont sollicité une gestion plus centralisée des crédits européens par l’Etat français pour les aides à solliciter dans le cadre des actions en faveur des réfugiés.

Toutefois, de nombreuses inconnues perdurent et l’Unafo reste vigilante sur la manière dont seront traités les points suivants :

- le principe d’égalité de traitement en termes de réponse aux besoins des migrants (réfugiés à venir et personnes étrangères déjà présentes sur le sol national) et des personnes en situation de mal-logement ou sans logement

- la nécessaire définition d’une méthodologie et d’outils pour savoir comment chaque acteur peut agir concrètement sur le terrain et de manière coordonnée

- l’anticipation des besoins des personnes réfugiées (santé, emploi, accès aux droits, éducation des enfants, apprentissage de la langue française et interprétariat, etc.) afin d’éviter de mettre en difficulté les personnes accueillies et les professionnels du logement accompagné

- la nécessité de préciser les engagements de l’Etat sur la nature de l’accompagnement des personnes, les moyens humains nécessaires à mobiliser, le type de financement et les crédits dédiés.

La plupart des dispositifs et capacités d’accueil, d’hébergement et de logement accompagné sont aujourd’hui saturés. Le budget de la ligne 177, consacré à la prévention de l’exclusion et à l’insertion des personnes vulnérables, ne permettra pas de répondre aux nouveaux besoins auxquels les associations sont confrontées. Il est donc nécessaire de dégager, de manière urgente, les moyens budgétaires nécessaires et de saisir toutes les opportunités pour capter du foncier, des biens immobiliers et des logements.

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